24/09 – Le Ballet Hurlant (9 concerts, 2 performances) – Le Croiseur

Les Croisements Chorégraphiques du Croiseur et Nous, Moches et Bruyants présentent:

LE BALLET HURLANT
Une nuit, 2 spectacles de danse, 9 concerts

avec

La Nuit Manquante [danse] / J.-B. Geoffroy et H. Rocheteau
Tout visible peut comporter un double caché, et il s’agit ici, par ces deux présences et par tout un jeu de perceptions, de questionner la dualité. « L’autre »comme miroir de soi-même, double, présence exacerbée, inconscient incarné, surface de projection. « L’autre » comme être brut, sauvage, qui se tiendrait en arrière de nous et échapperait à toute tentative de le faire entrer dans un système ayant pour objectif de réduire le chaos. Ombre qui s’émancipe de son propriétaire, qui s’échappe du corps comme un animal que nous abritions.

DISTRIBUTION
Conception : Hélène Rocheteau
Interprétation : Anthony Breurec et Guy-Loup Boisneau
Création sonore / Musicien au plateau : Jean-Baptiste Geoffroy
Création lumière : Grégoire Orio

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Ashinoa
(psych rock horizontal / Lyon)
On le sait depuis que Tangerine Dream a emprunté celle de la cannelle : le meilleur moyen de tailler la route est encore de s’acheter un synthétiseur de collection. Un Arp Odyssey par exemple, dont Ashinoa fait un usage extensif. Pour autant, ce jeune quatuor lyonnais (featuring Chris « Abschaum » Poincelot) ne se contente pas de mettre dans les roues des héros de la kosmische musik. Il les double par la gauche pour mieux les enfumer, inventant une nouvelle forme d’errance, à la fois muette, transatlantique et psychédélique.
https://soundcloud.com/ashinoa

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DiscOver [danse] / F. Laizet
Franck Laizet a cherché à travailler sur des unissons, voir comment ces interprètes peuvent devenir une seule entité mouvante et la force qui en émerge. En collaboration avec le compositeur Sylvain Ricci, ils ont monté un groupe de rock. L’utilisation de musiciens live est un véritable atout pour cette création.

DISTRIBUTION
Chorégraphe : Franck Laizet
Danseurs : Graziella Lorriaux, Raul Serrano Nunez, Bastien Cambon
Musiciens : Sylvain Ricci (créateur musique et guitariste), Antoine Charbonnier (Bassiste), Jérémie Fally (Batteur)

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⊙ – L’Effondras
(post-rock cabalistique / Bourg-en-Bresse)
C’est un endroit qui ressemble à l’Illinois, à l’Ohio. Cet endroit, c’est la campagne bressane, d’où le trio L’Effondras, tel un haruspice commandant aux forces occultes du songwriting, fouille les entrailles de la musique électrique instrumentale à la recherche de présages. Sur son premier album éponyme, ils ont tour à tour la couleur des road trips accidentés de Shellac et des élégies terriennes de Songs: Ohia. De très bon augure pour la suite, actuellement en gestation.
https://leffondras.bandcamp.com/

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Nursery
(indie punk hanté / Nantes)
Ah ! Le fantasme de l’infirmière… Trois hommes sur dix le nourrissent. Pas de chance pour eux, celles qui peuplent cette Nursery ont plus à voir avec les monstruosités en uniforme de « Silent Hill » : les jambes arquées et le visage tuméfié, elles convulsent au rythme d’un punk rock abrasif jusque dans ses mélodies, d’apparence féeriques (pour ne pas dire pixies-esques) mais criées comme on appelle à l’aide du fond d’une cave parcourue de câbles dénudées (pour ne pas dire wire-esque). Ou d’une grange. Celle de la Ferme Électrique par exemple, dont ce trio nantais fut l’une des révélations.
https://nurserysound.bandcamp.com/

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Hilguegue a.k.a. 1 Pneu + 2 Boules Vanille
(??? / Tours-Lyon)
Au terme de leur concert de dernière minute au Croiseur, en février dernier, Pneu et Deux Boules Vanille unirent leurs forces le temps d’une improvisation titanesque. On pensait l’événement sans lendemain. On se fourvoyait. Car voici qu’avance Hilguegue, soit la réunion de JB, batteur épileptique du duo gommé, et des deux crèmes glacées qui reparamètrent la musique synthétique en lui tapant dessus. Pour l’heure, nul ne sait comment sonnera ce projet joyeusement concon. Mais la surprise devrait être de taille.
https://pneu.bandcamp.com/
https://soundcloud.com/deux-boules-vanille

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Peal
(math-rock compartimenté / Grenoble)
Lors de son dernier passage lyonnais, c’est avec une formation réduite (mais adaptée au Kraspek Myzik, où le groupe se produisait en compagnie de Piscine) que Peal a donné à entendre son math-rock à tiroirs. Cette fois, les Grenoblois seront bien trois à les ouvrir, dévoilant des répétitions de motifs et des opérations rythmiques aussi ludiques que celles de Battles – dont ils ont assuré la première partie lors du dernier festival Électrochoc. Et comme ils en ont autant que sur un meuble de mercerie…
https://pealmusic.bandcamp.com/releases

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Parquet
(dance noise increvable / Lyon-Paris)
Vous avez chanté tout l’été ? Vous l’aurez compris, il va vous falloir danser maintenant. Avec les bien-nommés Parquet, rien de plus facile. Et pour cause : division électrique de la coopérative de musiciens COAX, ces cinq Parisiens férus de jeux vidéo rétro s’attachent à célébrer les noces, singulières et tonitruantes, de la noise et de la techno – ou, pour ce qui nous concerne, du torticolis et de la crampe au mollet. Bien emmerdé, le fameux Berghain ne saurait s’il doit les programmer sur son main floor ou dans sa Kantine. Mais il est certain qu’ils y auraient leur place.
http://www.cartoncartoncarton.com/parquet.html

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Société étrange
(krautrock anachronique / Lyon)
Ce n’est qu’un « Au Revoir ». Mais sa portée est immense. Car la musique couchée par Société Étrange sur son premier album semble venir du fond des âges. Du moins d’un temps où l’électronique n’était qu’un loisir pour fans de « Tron » en devenir. Composée en duo, désormais interprétée en trio mais toujours foncièrement proto-industrielle, elle a ainsi quelque analogie avec les virées minimalistes de Kraftwerk et les ostinati radicaux de Throbbing Gristle. L’effet hypnotique qu’elle produit une fois retranscrite sur scène est toutefois unique en son genre.
https://soundcloud.com/societeetrange

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Eat Rabbit
(breakbeat pixélisé / Lyon)
Suivre le lapin blanc, on le sait, c’est s’aventurer dans un univers où la logique n’a plus cours. Parfois pour le pire. Souvent pour le meilleur, notamment dans le cas de Eat Rabbit, producteur à grandes oreilles qui conjugue la musique électronique au passé décomposé – ravivant le souvenir d’une époque où la qualité d’une console de jeu était proportionnelle à la taille de ses bits. Chez lui, les mélodies sont obliques, les rythmes instables et les titres d’une absurdité consommée. Et c’est absolument merveilleux. Ne soyez pas en r’tard, en r’tard, en r’tard pour son set.
https://eatrabbit.bandcamp.com/

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Alto Clark
(électro-pop sommitale / Paris-Bruxelles)
Quand Alto Clark descend De La Montagne, du nom de l’irrésistible duo qu’il forme avec Camille Bouvot-Duval, c’est à cheval, comme tout le monde. À ceci près qu’en lieu et place d’un canasson, c’est sur les conventions de la musique de club que ce producteur s’assoit à califourchon, un pied dans le hip-hop, l’autre dans l’electronica et les yeux fermement rivés sur des horizons pop. D’une bizarre beauté, les chansons qu’il sifflote en chemin ne sauraient toutefois le résumer. Surtout pour qui se souvient du formidable set vidéoludique qu’il avait concocté pour Nuits Sonores 2013.
https://altoclark.bandcamp.com/

Samedi 24 septembre à 18h
Au Le Croiseur
4 rue Croix-Barret, Lyon 7 (arrêt Jean Jaurès)
PAF : 15€
Restauration sur place

— Informations et réservations —
par mail : contact@lecroiseur.fr
par téléphone : 04 72 71 42 26
ou sur www.lecroiseur.fr